24.11.2009

J5 (1/2): Hangzhou, Huxueyan Guju

15 juillet 2009.

Ce matin nous dormons tard (8h30). Petit déj: nouilles sautées etc, et nous faisons nos bagages car nous devons libérer la chambre. Nous attendons Z-Z dans le hall de l'hôtel et j'en profite pour aller dans la rue prendre quelques photos de cyclistes et motocyclistes rigolos. (Depuis quand je regarde ceux de Toulouse je les trouve tout aussi variés et marrants!)


Nous laissons nos bagages à l'hôtel et prennons un taxi pour le musée de la soie.
Grande déception! Il est fermé pour travaux.
Nous faisons donc demi-tour et je me rappelle fort à propos que j'avais repéré une résidence à visiter: celle de Hu Xueyan, qui fut banquier et gouverneur et a profité de sa richesse pour créer un véritable petit palais-bijou,
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tout en cours,
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petits jardins privés,
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passages sculptés en forme de grottes,
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portes rondes
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ou ovales,
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avant-toits sculptés,
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portes et fenêtres à claustra
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ouvertes sur des pièces magnifiquement meublées,
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bassins, ponts,
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passages, courettes...
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pagodes

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et bancs sculptés très bienvenus:
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une résidence merveilleuse, rénovée mais visiblement authentique où nous passons plusieurs heures délicieuses. Ce sera la moment le plus fort de mon séjour, mais je ne  le sais pas encore!
(...à suivre)


 

11.11.2009

J4: encore Hangzhou

Encore un réveil matinal grâce au catharreux d'en face qui crache péniblement ses glaires dès le point du jour, vers 4h30 du matin. Chant du coq local?

Au départ nous devions quitter Hangzhou ce soir, mais le manque de places de train nous oblige à y rester une journée de plus. Z-Z nous a obtenu pour demain soir 3 places: 2 en places molles et 1 en couchette dure. Nous irons dormir l'un après l'autre... il y a 20 heures de train, ça risque d'être une expérience enrichissante!

Hu Xiao, l'amie de Z-Z, passe nous prendre à l'hôtel et nous dépose près de la vieille ville (Hefang Jie).

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Nous visitons un grand marché couvert à étages: au 1er les fleurs, au 2ème les plantes médicinales; il y a aussi des oiseaux, des poissons, des grillons!

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Champignons, racines, trucs séchés:
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et drôles de choses végétales certes mais peu ragoutantes:

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Nous continuons notre route et croisons l'équivalent des Vél'ô Toulouse, version Chine peuplée:

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et nous arrivons au pied d'une colline boisée bien attirante par cette chaleur infernale bien que matinale.

Il y a là une grande place avec écran géant et haut-parleurs, comme il se doit, et palissades publicitaires, comme il se doit également. C'est l'entrée du parc Wushan, sillonné de petits chemins et de petits escaliers sous de grands arbres centenaires (?) à l'ombre plus que bienvenue par ce soleil de plomb! Nous montons tranquillement la colline par les petits chemins sinueux, nous rencontrons quelques jolis monuments ou temples:

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et arrivés sur un terre-plein goudronné presque en haut, nous tombons sur un groupe de personnes en pleine séance de... tai chi? Que non! de danses de salon, par couples bien entraînés, et au son d'un lecteur CD portable. Paso doble, valse... il y a ceux qui dansent et ceux qui regardent, assis sur des marches. Puis la musique s'arrête, un des danseurs récupère son lecteur CD, les autres leurs petites affaires posées par terre, et tout le monde s'en va!

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Plus loin, nous entendons à nouveau de la musique: cette fois c'est une petite chorale: quelques femmes chantent des chansons "de leur époque" (dit Z-Z) et dansent, accompagnées par un flûtiste.




Nous écoutons, photographions, filmons, applaudissons! Puis nous nous approchons et gâce à notre interprète je peux poser des questions sur les partitions et la notation, assez semblable à la notation du shinobue (flûte traversière japonaise), avec des chiffres pour les notes, soulignés de diverses manières pour les durées.

Le flûtiste me fait l'honneur de me laisser essayer sa flûte (qui a un super son, sans doute parce qu'elle est beaucoup et bien jouée), et je leur joue A la Claire Fontaine.

Nous visitons la pagode des Dieux de la Ville, Chenghuang miao, magnifique, avec des points de vue splendides

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bien qu'essenteillement urbains: ci-dessous un quartier résidentiel plutôt huppé: Hangzhou n'est pas une ville pauvre.

Au loin à gauche, la pagode visitée la veille.

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et au 3ème étage, un salon de thé traditionnel où on nous sert le thé régional réputé et cultivé sur place: le Longjing ou Thé du Dragon.

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Il faut attendre que les feuilles soient tombées au fond pour boire. Ensuite, on peut recharger en eau chaude 2 ou 3 fois, on obtient à chaque fois un thé différent!

Hélas il faut repartir, heureusement nous allons à nouveau nous régaler de splendeurs visuelles:

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et de scènes pittoresques authentiques: on fait la sieste sous les arbres, l'ordinateur sur le ventre,

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ou on tape le carton au milieu du chemin sur ces petites chaises typiques si confortables:

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L'authenticité n'est pas très courante en Chine où tout ce qui peut attirer le touriste est mis en scène, fléché, restauré voire entièrement  (re-?)construit, décoré, affublé de guirlandes lumineuses clignotant joyeusement. Hangzhou est assez préservée de la kitchisisation à la mode partout ailleurs par sa tradition culturelle: statues et sculptures retraçant la vie quotidienne traditionnelle ornent ses rues, tout le tour du lac est aménagé à l'abri des voitures, il n'y a pas moins de trois grands musées nationaux et une superbe et réputée académie des Beaux-Arts!

Nous continuons notre périple du  jour en déambulant dans Hefang Jie, quartier piétonnier plus ou moins reconstitué à l'ancienne, avec boutiques authentiques et échoppes à touristes.

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Ici, c'est une pharmacie traditionnelle. Les gens consultent à un guichet, et achètent à celui d'en face leurs médicaments chinois préparés sur place:

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Puis nous entrons dans une gargotte manger des nouilles. Ce sera la seule fois dans notre séjour qu'on ne nous offre ni eau chaude ni thé! Pas de chance...

C.  mange ses nouilles avec des baguettes mais à l'occidentale! Z-Z est plus couleur locale:

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Puis nous commençons à nous intéresser aux souvenirs à ramener: il y a le thé Longjing, toutes sortes de vêtements  et accessoires en soie, des instruments de musique (dont un que je n'avais jamais vu ni entendu, et que je finirai par acheter  à Beijing, mais ce sera une autre histoire)...

Z-Z négocie pour nous car les prix pour chinois et pour étrangers ne sont pas les mêmes! Mais nous sommes mal à l'aise de la voir si dure en affaires (à nos yeux!), car même ce qui est cher ici ne l'est pas pour nous! Z-Z prend très à coeur que ses compatriotes ne nous arnaquent pas mais du coup nos choix sont restreints et le plaisir d'acheter n'est pas vraiment là.

Retour à l'hôtel, les pieds enflés, et réclamant la clim de tous les pores de notre peau!

 

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(...à suivre)

30.10.2009

J3: Hangzhou (2/2)

Un autre très bon restaurant juste en face de l'hôtel. Tofu frit dans une sauce sucrée, racine de je ne sais quoi et petits pois jeunes en cosse, soupe avec algues et tomates... c'est la fête. Nous piquons dans les assiettes avec nos baguettes comme de vrais chinois, sauf parfois quelques escales techniques sur le bol de riz pour assurer la manoeuvre!

Puis promenade nocturne au bord du lac 西湖 (Xihu, Lac de l'Ouest). Peu d'éclairage et un monde fou.

Tout-à-coup: surprise! Un spectacle de jets d'eau, en musique et en couleur. Très occidentale, la musique: Tchaïkovski, Mozart, et... España!

 

Retour nonchalant par les rues petites et grandes: il fait encore au moins 30° et il y a foule.

Les voitures ne s'arrêtent pas devant les piétons même sur les passages protégés, et les deux roues roulent sans lumière. Nous mettrons la moitié du séjour à savoir bien traverser! En fait il faut s'avancer prudemment, en groupe compact si possible, et c'est souvent possible dans ce pays; il faut laisser passer les voitures, même à raz des baskets, et profiter d'un trou dans la circulation pour y aller franchement. En arrivant en face, attention aux vélos, cyclos et motos qui ont des allées séparées et y roulent dans les deux sens et sans lumière. Le but du jeu est de s'insérer dans la circulation générale sans l'arrêter, en toute fluidité. Il y a aussi des feux, dans ce cas il est impératif de les respecter!

Nous achetons une tête de lotus à une vendeuse de rue. Dans la tête il y a plein de graines rondes duveteuses qu'il faut éplucher, et on mange l'amende, qui sent ... l'amande, eh oui.

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Nous entrons dans le KFC ci-dessus pour une petite crème glacée, puis retour à l'hôtel. Nous y retrouvons notre sauveur d'hier au soir, qui attend avec ses amis français l'heure de leur train de nuit pour Beijing (16 heures). Il n'ont pas pu avoir de place en avion, et ont pris les derniers billets de train! On dirait que cette année, les transports sont pris d'assaut. L'absence de système de réservation trouve ses limites dans l'explosion du tourisme intérieur (des chinois en Chine)!

(...à suivre)

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15.10.2009

J3: Hangzhou (1/2)

Hangzhou (prononcez Rrhangdjôô) est une charmante petite ville (seulement 2 petits milliions d'habitants) blottie autour d'un magnifique lac et entourée de champs de thé. C'est l'une des villégiatures préférées des shanghaïens aisés. Pas trop polluée, elle est sillonnée nuit et jour de vélos certes, mais surtout de motos et cyclomoteurs électriques. Mais pourquoi on n'a pas ça en France?

Le Jinjiang Inn de Hangzhou est beaucoup plus bruyant que celui de Shanghaï.

Nous sommes au rez de chausée et notre fenêtre donne sur des bâtiments limite bidonvillesques. On ne peut ouvrir la fenêtre que de quelques centimètres, clim et grille de protection obligent, alors je me dévisse le cou pour regarder la longue et étroite ruelle qui longe le dos de l'hôtel moderne. En face, des habitations que je crois plus ou moins condamnées, mais en fait non: les cartons sur les fenêtres remplacent les vitres; il y a des vélos garés partout et un point d'eau que je ne peux pas voir mais que j'entends. Il y a un étage dont nous pouvons voir la coursive et la mère de famille qui pend le linge et arrange les pans de tissu qui protègent du soleil. Parce qu'il n'y a visiblement pas de clim.

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Ce matin-là comme les suivants, je suis réveillée vers 4h30 par un type d'en face qui tousse, se racle la gorge et crache longuement.

Ensuite des clients de l'hôtel se lèvent et se parlent à plein volume dans le couloir;

puis les femmes de ménage font leur travail à grand bruit;

et à l'heure de se lever, je redors enfin à poings fermés.

Réveil tardif, douche rapide et petit déj soigné, comme la veille.

La dame du restaurant me tend un papier et me demande un tas de choses incompréhensibles: j'écris le n° de la chambre, mon nom, je signe, bref, j'essaye tout mais ça n'a jamais l'air d'être ça. Peut-être s'attendait-elle à ce que j'écrive en caractères chinois!

Enfin je lui tend la carte de la chambre, ça a l'air de lui aller et elle part avec, ce qui ne me va pas, à moi.

Heureusement Z-Z arrive et tout redevient gérable!

Nous lui racontons notre aventure de la veille et elle est très affectée et culpabilisée de ne pas avoir pensé à nous laisser un n° de téléphone. Elle se sent "une mauvaise belle-fille qui n'a pensé qu'à vite partir avec sa copine"!

Pourtant elle n'a pas chômé depuis: elle a cherché et trouvé des solutions pour nos déplacements suivants.

Le programme de ce jour: promenade autour du lac (xihu = lac de l'Ouest).

Il faut très chaud et il y a beaucoup de monde! Ce qui sera le cas presque partout d'ailleurs.

Nous traînons un peu la patte, alors nous enchaînons un tour en bateau sur le lac (Z-Z discute le coup avec le batelier)

 

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et un trajet en microbus électrique sur le bord. C'est super bien! Il suffit de lever un bras quand l'un passe, et s'il a de la place on monte. (Z-Z monte à côté du conducteur et discute le coup avec lui)

 

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Visite de la pagode  Leifeng qui était une ruine complète

 

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et a été reconstruite plus ou moins à l'identique, en ce qui concerne l'architecture extérieure en tous cas,

 

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(mais lisez vous-même, tout est raconté là:)
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car dedans c'est très moderne et plein de jolies sculptures en bas-relief qui racontent l'histoire de la ville:

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Il y a aussi un grand escalator et des ascenseurs en verre pour que le touriste ne se fatique pas trop.

 

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On peut visiter les fondations originelles au-dessus desquelles l'édifice a été reconstruit:

 

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Et d'en haut la vue est superbe.

 

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Un autre microbus nous emmène sur le "Pont de l'Amour" et ses lotus, où selon la légende l'amoureux transformé en serpent et enfermé finit par retrouver sa belle. (Z-Z n'a même pas peur.)

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Epuisés, nous entrons dans un "café" qui s'avère être "occidental", c'est-à-dire triste, froid et très cher, et où on nous oblige à prendre une consommation chacun, même s'il s'agit d'un grand pot de 33cl de café. (Bon, ce sera deux tasses et une bière!)

Retour à l'hôtel en passant par un petit supermarché plein de produits inconnus, en particulier des boissons mystérieuses bonnes pour la santé, des fruits étranges, des gateaux bizarres. Nous faisons le plein de tout celà!

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(...à suivre)

 

 

27.09.2009

J2 (2/2) Shanghaï, Hangzhou

Encore un bus. Le trajet est long; Z-Z m'octroie d'autorité une place assise que j'occupe avec plaisir: je pique du nez entre deux cahots, coups de freins ou de klaxon. Nous arrivons à la gare centrale de Shanghaï au milieu d'une foule (encore...) impressionnante!

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La foule et ses files d'attente sont dehors. En effet ne rentrent dans la gare que les voyageurs munis de tickets, après un long piétinement entre deux barrières en inox ou autre alu. Par contre le hall de vente des billets est du coup complètement à part. Mais là aussi il y a de longues queues!

Là nous comprenons que sans notre Z-Z, grande aurait été notre détresse. L'unique guichet "english spoken" est fermé, tous les autres sont affichés lumineusement certes, mais uniquement en chinois.

Il y a deux sortes de guichets: ceux où on achète un billet pour le jour-même ou le lendemain (guichet "2 jours"), et ceux où on achète un billet pour dans 10 jours maxi. Au-delà, pas de vente. De plus un billet ne s'achète que dans la gare de la ville de départ! Impossible donc de réserver un voyage itinérant à l'avance, et on n'est pas sûr d'avoir une place pour quand on veut!

Pour cette fois (fine allusion laissant supposer une ou des situations ultérieures analogues mais moins heureuses) pas de problème: nous partirons ce soir pour Hangzhou.

En attendant nous prenons le métro pour les Champs-Elysées shanghaïens, à savoir Nanjing Road, large avenue en partie piétonnière avec plein de grands magasins comme autant de temples modernes du shopping.

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Nous y trouvons cependant un petit restau où nous mangeons du bambou, des aubergines épicées, du riz, où on nous sert du thé froid à volonté (et où la clim souffle un vent glacé, brrrr!).

Puis promenade jusqu'à la place du peuple et sa sculpture très soviétique, enfin communiste, bref, carrée, ouvrière et pompeuse,

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en partie cachée derrière une autre sculpture moins figurative mais tout aussi moderne, elle même en partie cachée par les touristes qui posent devant:

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Un verre de glace pilée aux haricots rouges plus tard, nous sautons dans un taxi qui nous emmène chercher nos bagages à l'hôtel, puis à la gare de Shanghaï sud. Magnifique trajet par le pont suspendu

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et ses routes d'accès en spirales impressionantes; grand tour par les quartiers neufs.

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La gare elle-même est toute neuve et très belle avec son toit en forme de chapeau... chinois (!...)

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Une fois entrés dans la gare, notre billet nous donne accès à une salle d'attente (il y en a une spécifique à chaque train, ou peut-être chaque quai), avec de longues lignes de sièges. Au bout de la ligne, les portillons d'accès au quai ne s'ouvrent que quand le train est sur le point d'arriver. Quelques minutes avant l'heure, tout le monde se lève et attend, puis au signal toutes les portes s'ouvrent et la grande foule calme se dirige vers les wagons. Ici ça ressemble plus au Japon que dans d'autres gares chinoises plus, euh, populaires, où malgré une organisation identique la foule n'est pas aussi disciplinée!

Ce train est un clone de nos TGV: propre, neuf, rapide, confortable. Une jeune fille passe avec des thermos et des gobelets sur un plateau, une autre distribue des bouteilles d'eau. Joli trajet au milieu des champs et des canaux.

Arrivés deux heures plus tard en gare de Hangzhou, nous cherchons le hall des billets pour acheter notre aller dans 2 jours vers Shiyan, la ville d'origine de Z-Z. Deception: il n'y a plus de places en couchettes, dures ou molles (leur dénomination pour 1ère et 2ème classe) et comme le trajet durera 20 heures, Z-Z ne nous voit pas passer tout ce temps assis, et nous reportons la décision à plus tard.

Nous voici donc à Hangzhou, ville touristique proche de Shanghaï, connue pour ses soieries et pour son  Lac de l'Ouest (Xihu) autour duquel elle s'est développée. Autre intérêt de cette ville: une amie d'enfance de Z-Z y habite, elle nous y a réservé un hôtel, conseillé des visites et les deux copines pourront se retrouver!

Ce qui est tôt fait puisqu'elle vient nous chercher à la gare et nous emmène à notre hôtel. Elles ne se sont pas vues depuis 10 ans et ce qui est très drôle c'est que l'une qui était mince a bien grossi et l'autre qui était un peu grosse a bien minci!

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Nous voici donc dans notre 2ème Jinjiang hôtel: les filles nous laissent nous installer et vont réserver un restau en face. Soupe oeuf/maïs sucrée géniale, haricots aux piments (toujours pas pour moi), lotus frais, concombres amers, tofu en sauce sucrée, et bien sûr mifan! (riz blanc). Tout est très bon, les deux amies parlent à fond de train (10 ans à rattrapper!) puis nous laissent rentrer à l'hôtel comme des grands, car Z-Z loge chez elle.

Mais là... AVENTURE!

La carte pour entrer dans la chambre ne marche pas. Je pense qu'on s'est trompés de n° de chambre mais elle ne marche nulle part!

Nous repartons vers la réception, assez inquiets sur nos capacités à nous expliquer, quand dans le couloir j'entends parler... français, ce qui n'était pas arrivé depuis notre atterrissage à Shanghaï. Il y a là un français et son ami chinois. Je leur demande si le n° de la chambre est inscrit sur la carte, et le chinois me répond dans un français parfait que c'est la carte pour allumer l'électricité, pas pour ouvrir la porte! et nous propose gentiment de nous accompagner à l'accueil pour nous faire ouvrir.

Bien lui en prend, car la situation est compliquée. Voyez plutôt: on ne peut se faire ouvrir que si nous montrons nos passeports. Or non seulement nos passeports sont dans notre chambre, mais de toute façon la chambre est au nom de la copine, nom que nous ignorons totalement. Bien sûr, dans la joie ambiante, aucun de nous quatre n'a pensé qu'un n° de téléphone pourrait être utile. De plus nous ne sommes pas sûrs du numéro de la chambre, ni même du côté droit ou gauche de la porte, l'hôtel étant un clône de celui de la veille.

Par chance le jeune homme chinois francophone tombé du ciel sait discuter et finalement un garçon d'étage va vérifier dans les chambres s'il trouve les valises que nous lui avons préalablement décrites. Une fois trouvées, le patron vient vérifier nos noms sur nos papiers, aidé par notre bienfaiteur bilingue!

Tout est bien qui finit bien, mais  heureusement qu'un petit miracle nous a filé un coup de pouce...

(...à suivre)