


La police est bien présente mais peu menaçante, qu'elle soit humaine ou canine. Il existe toute une hiérarchie et des spécialisations représentées par les couleurs des uniformes. Ceux-ci surveillent les touristes, je n'en sais pas plus!
Après une bonne heure passée dans la Oriental Pearl Tower, nous redescendons nous promener sur le quai au bord du fleuve, tandis que la nuit commence à tomber et le ciel à se couvrir de gros nuages menaçants. Il est 18h30/19h, l'air est chaud, humide et sale mais les couleurs des vêtements claquent sur le fond crépusculaire et nuageux.







L'orage flashe par l'arrière les buildings de la rive d'en face, les lumières s'allument, c'est très beau.
Nous nous dirigeons vers un immense centre commercial futuriste de 8 étages pour y chercher un restaurant:
Agatha, Esprit, H&M... tout y est. Nous n'avons finalement pas changé de planète!
Nous trouvons un restau végétarien: Le "Veggie New Age", ça ne s'invente pas, sans doute fort bon car il y a de l'attente! (Ici on attend assis devant la porte)
Devant les photos du menu: veggie pork, veggie goose, etc... Z-Z a du mal à admettre qu'il s'agit de fausse viande: seule la serveuse la convaincra qu'il s'agit de tofu, soja, seitan!
Et voici nos premiers plats en Chine:
celui-ci est bien relevé, et la coque est en riz soufflé:
la sauce de celui-là est sucrée et il y a de l'ananas (miam-miam!)
et là, les petits trucs verts avec des creux, ce ne sont pas des petits poivrons, non-non-non, ce sont des petits piments qui arrachent à fond.
La couche verte dessous se mange aussi, mais pas le grillage. On a essayé, prêts à tout...
Il y a même des desserts, ce qui n'est généralement pas le cas, et voici:
une crème glacée aux haricots (cocos ou soja?) et chantilly, peu sucrée et très bonne:
Les autres restent plus traditionnels: crème glacée aux fruits rouges, et au café/caramel (mais très peu sucrées aussi)
Oui c'était un restau un peu de luxe, qui ne nous paraissait pas cher mais par la suite nous comprendrons que si-si, c'était bien plus cher qu'un restau normal!
A la sortie, l'orage est passé et il pleuviotte. Des marchands de parapluies sortis d'on ne sait où nous assaillent, mais il fait bien meilleur sous les gouttes, l'atmosphère est moins lourde et ça rafraîchit.
Par contre aucun taxi ne veut nous prendre malgré les ruses de Z-Z: soit ils sont pleins, soit ils ne prennent personne, soit nous n'allons pas assez loin!
Nous finissons par aller prendre le métro, expérience qui aurait manqué à notre entrée de plein pied dans le monde chinois.
L'escalier d'entrée est bordé à touche-touche de marchands de tout et n'importe quoi, à même le sol;
en bas Z-Z discute longtemps avec un agent de sécurité pour trouver le trajet à emprunter, carte à l'appui ; on dirait qu'ils s'engueulent, mais pas du tout: ils discutent fort.
Un flic arrive et dit à Z-Z que sa carte est inutile: il suffit de demander son chemin aux gens! C'est ce que nous constaterons tout au long du séjour, mais pour ça c'est mieux de voyager avec une chinoise... En effet, tout le monde demande des renseignements à tout le monde, de toutes les façons les chinois adorent se parler et ils ont une tchatche sérieusissime, Z-Z en tête, le verbe haut, fort et rapide. Notre douce Z-Z au français hésitant s'est transformée en moulin à paroles, très sûre d'elle, voire peu aimable à nos yeux, mais non, c'est le ton normal de qui ne veut pas se laisser engloutir dans la masse. Car masse il y a et ça change la donne!

Le métro de Shanghai est à l'image de la ville: à la fois flambant neuf ou vieillot selon où le regard se pose. Les voitures ressemblent à celles de Tokyo avec leurs sièges alignés le long des côtés et ses passagers qui se précipitent sans considération pour les autres sur les places assises et pis c'est tout. Et qui, par contre et très contrairement aux japonais, essayent d'entrer dans les wagons avant que les autres en soient descendus, ce qui surprend vu le désagrément prévisible pour tout le monde dont eux-mêmes!
A la sortie il est 22h30. Nous ne reconnaissons pas le quartier de notre hôtel et c'est normal: nous sommes au niveau du n°400 et nous allons au 50...
S'en suit donc une bonne marche nocturne, sous une petite pluie plutôt bienfaisante.
Au bout de 2-3 ilôts de buildings nous abordons des immeubles moins hauts le long de la rue moins proprette où s'alignent à présent des échoppes plus ou moins reluisantes mais toutes ouvertes, avec parfois des vendeurs qui dorment devant, installés dans leur fauteuil. Fruits apétissants, cuvettes, thermos et vaisselle, massages de pieds-shiatsu, fast-food, gargottes, épiceries, plus quelques étals volants de légumes (haricots verts longs de 30cm...), et bassines de crevettes vivantes... Ça sent le vieux barbeq et la sardine grillée.
Nous achetons de délicieux leechies à peau lisse que nous mangeons en marchant, et en jetant nos peaux par terre comme tout le monde, et arrivons enfin à l'hôtel!
Ouf, une deuxième douche et au lit.
Commentaires
super ... on s'y croirait ... et on attend la suite de ce voyage par procuration.
Shanghai me fait penser à Tokyo ... mais avec des chinois au lieu des japonais ;)
Ecrit par : @necDOT | 26.08.2009
Je m'en rappelle comme si c'était hier
Après tout ce voyage, tu as bien compris comment ça marche en Chine.
Plus que 17 jours et quelques milliers de photos, courage!
Ecrit par : zz | 28.08.2009
**Aaaaah quelle tâche de Titan... mais je suis de retour at home, la rentrée est là et je vais m'imposer un rythme sinon on y sera encore l'année prochaine!
Ecrit par : Br'1 | 31.08.2009
Ecrire un commentaire