27.09.2009

J2 (2/2) Shanghaï, Hangzhou

Encore un bus. Le trajet est long; Z-Z m'octroie d'autorité une place assise que j'occupe avec plaisir: je pique du nez entre deux cahots, coups de freins ou de klaxon. Nous arrivons à la gare centrale de Shanghaï au milieu d'une foule (encore...) impressionnante!

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La foule et ses files d'attente sont dehors. En effet ne rentrent dans la gare que les voyageurs munis de tickets, après un long piétinement entre deux barrières en inox ou autre alu. Par contre le hall de vente des billets est du coup complètement à part. Mais là aussi il y a de longues queues!

Là nous comprenons que sans notre Z-Z, grande aurait été notre détresse. L'unique guichet "english spoken" est fermé, tous les autres sont affichés lumineusement certes, mais uniquement en chinois.

Il y a deux sortes de guichets: ceux où on achète un billet pour le jour-même ou le lendemain (guichet "2 jours"), et ceux où on achète un billet pour dans 10 jours maxi. Au-delà, pas de vente. De plus un billet ne s'achète que dans la gare de la ville de départ! Impossible donc de réserver un voyage itinérant à l'avance, et on n'est pas sûr d'avoir une place pour quand on veut!

Pour cette fois (fine allusion laissant supposer une ou des situations ultérieures analogues mais moins heureuses) pas de problème: nous partirons ce soir pour Hangzhou.

En attendant nous prenons le métro pour les Champs-Elysées shanghaïens, à savoir Nanjing Road, large avenue en partie piétonnière avec plein de grands magasins comme autant de temples modernes du shopping.

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Nous y trouvons cependant un petit restau où nous mangeons du bambou, des aubergines épicées, du riz, où on nous sert du thé froid à volonté (et où la clim souffle un vent glacé, brrrr!).

Puis promenade jusqu'à la place du peuple et sa sculpture très soviétique, enfin communiste, bref, carrée, ouvrière et pompeuse,

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en partie cachée derrière une autre sculpture moins figurative mais tout aussi moderne, elle même en partie cachée par les touristes qui posent devant:

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Un verre de glace pilée aux haricots rouges plus tard, nous sautons dans un taxi qui nous emmène chercher nos bagages à l'hôtel, puis à la gare de Shanghaï sud. Magnifique trajet par le pont suspendu

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et ses routes d'accès en spirales impressionantes; grand tour par les quartiers neufs.

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La gare elle-même est toute neuve et très belle avec son toit en forme de chapeau... chinois (!...)

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Une fois entrés dans la gare, notre billet nous donne accès à une salle d'attente (il y en a une spécifique à chaque train, ou peut-être chaque quai), avec de longues lignes de sièges. Au bout de la ligne, les portillons d'accès au quai ne s'ouvrent que quand le train est sur le point d'arriver. Quelques minutes avant l'heure, tout le monde se lève et attend, puis au signal toutes les portes s'ouvrent et la grande foule calme se dirige vers les wagons. Ici ça ressemble plus au Japon que dans d'autres gares chinoises plus, euh, populaires, où malgré une organisation identique la foule n'est pas aussi disciplinée!

Ce train est un clone de nos TGV: propre, neuf, rapide, confortable. Une jeune fille passe avec des thermos et des gobelets sur un plateau, une autre distribue des bouteilles d'eau. Joli trajet au milieu des champs et des canaux.

Arrivés deux heures plus tard en gare de Hangzhou, nous cherchons le hall des billets pour acheter notre aller dans 2 jours vers Shiyan, la ville d'origine de Z-Z. Deception: il n'y a plus de places en couchettes, dures ou molles (leur dénomination pour 1ère et 2ème classe) et comme le trajet durera 20 heures, Z-Z ne nous voit pas passer tout ce temps assis, et nous reportons la décision à plus tard.

Nous voici donc à Hangzhou, ville touristique proche de Shanghaï, connue pour ses soieries et pour son  Lac de l'Ouest (Xihu) autour duquel elle s'est développée. Autre intérêt de cette ville: une amie d'enfance de Z-Z y habite, elle nous y a réservé un hôtel, conseillé des visites et les deux copines pourront se retrouver!

Ce qui est tôt fait puisqu'elle vient nous chercher à la gare et nous emmène à notre hôtel. Elles ne se sont pas vues depuis 10 ans et ce qui est très drôle c'est que l'une qui était mince a bien grossi et l'autre qui était un peu grosse a bien minci!

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Nous voici donc dans notre 2ème Jinjiang hôtel: les filles nous laissent nous installer et vont réserver un restau en face. Soupe oeuf/maïs sucrée géniale, haricots aux piments (toujours pas pour moi), lotus frais, concombres amers, tofu en sauce sucrée, et bien sûr mifan! (riz blanc). Tout est très bon, les deux amies parlent à fond de train (10 ans à rattrapper!) puis nous laissent rentrer à l'hôtel comme des grands, car Z-Z loge chez elle.

Mais là... AVENTURE!

La carte pour entrer dans la chambre ne marche pas. Je pense qu'on s'est trompés de n° de chambre mais elle ne marche nulle part!

Nous repartons vers la réception, assez inquiets sur nos capacités à nous expliquer, quand dans le couloir j'entends parler... français, ce qui n'était pas arrivé depuis notre atterrissage à Shanghaï. Il y a là un français et son ami chinois. Je leur demande si le n° de la chambre est inscrit sur la carte, et le chinois me répond dans un français parfait que c'est la carte pour allumer l'électricité, pas pour ouvrir la porte! et nous propose gentiment de nous accompagner à l'accueil pour nous faire ouvrir.

Bien lui en prend, car la situation est compliquée. Voyez plutôt: on ne peut se faire ouvrir que si nous montrons nos passeports. Or non seulement nos passeports sont dans notre chambre, mais de toute façon la chambre est au nom de la copine, nom que nous ignorons totalement. Bien sûr, dans la joie ambiante, aucun de nous quatre n'a pensé qu'un n° de téléphone pourrait être utile. De plus nous ne sommes pas sûrs du numéro de la chambre, ni même du côté droit ou gauche de la porte, l'hôtel étant un clône de celui de la veille.

Par chance le jeune homme chinois francophone tombé du ciel sait discuter et finalement un garçon d'étage va vérifier dans les chambres s'il trouve les valises que nous lui avons préalablement décrites. Une fois trouvées, le patron vient vérifier nos noms sur nos papiers, aidé par notre bienfaiteur bilingue!

Tout est bien qui finit bien, mais  heureusement qu'un petit miracle nous a filé un coup de pouce...

(...à suivre)

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

vivement la suite ...

Ecrit par : @necDOT | 28.09.2009

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